La boule dans tête
Dans la boule de verre, y’a pas juste un cerveau. Y’a toute ta patente au complet. Tes peurs. Tes idées folles. Tes souvenirs qui veulent pas lâcher. Tes « pis si… » qui tournent en rond à trois heures du matin.
Ça flotte là-dedans comme une soupe d’émotions pas brassée pareil.
Ça fait des vagues.
Ça fait des étincelles.
Ça fait du bruit.
Ça flotte là-dedans comme une soupe d’émotions pas brassée pareil.
Ça fait des vagues.
Ça fait des étincelles.
Ça fait du bruit.
Pis toi, tu tiens ça dans tes mains comme si c’était du cristal. Comme si ça pouvait casser à tout moment. Parce que oui, ça casse, des fois, une tête. Ça fatigue.
Ça s’épuise.
Ça vire en boucle.
Ça s’invente des scénarios catastrophes pour le simple plaisir de te gosser.
Ça s’épuise.
Ça vire en boucle.
Ça s’invente des scénarios catastrophes pour le simple plaisir de te gosser.
On aimerait ça, avoir un cerveau tranquille. Silencieux. Rangé comme un tiroir d’IKEA. Mais non. Le tien, il court partout. Il overthink. Il ressasse. Il rêve trop fort. Pis c’est correct de même. Parce que le bonheur, c’est pas d’avoir la tête vide. C’est d’avoir la tête vivante.
Une tête qui doute.
Qui espère.
Qui panique un peu.
Qui aime beaucoup.
Une tête qui fait du bruit parce qu’elle refuse de devenir plate.
Une tête qui doute.
Qui espère.
Qui panique un peu.
Qui aime beaucoup.
Une tête qui fait du bruit parce qu’elle refuse de devenir plate.
Dans cette boule de verre-là, y’a pas un problème. Y’a une preuve. La preuve que tu ressens encore. Que tu t’en sacres pas. Que tu continues d’essayer, même fatigué, même mêlé, même magané.
Tant que ton cerveau flotte, crépite, pis s’allume de temps en temps, le bonheur, il est pas mort. Il est juste en train de réfléchir.

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