La liturgie du snooze: Entre la grâce pis la frime
Le lundi matin, c'est pas mêlant, on dirait qu'on a les deux pieds dans la même bottine. Le réveil déchire le silence comme une scie à chaîne dans un billot d'épinette. Pourtant, les savants nous disent que les dormeux, ceux qui ont les paupières pesantes comme des poches de patates, seraient les véritables rois de l'invention.
VRAI : Le cerveau qui fait sa petite vie
C’est la théorie du génie qui prend son temps de glace. Le vrai créateur, c’est celui qui accepte de rester entre deux eaux, là où les idées flottent comme des nénuphars sur le lac à l'aube. C’est pas en courant comme un poulet pas de tête qu’on attrape la poésie. Non, monsieur! Faut laisser le cerveau mijoter dans son jus, laisser la pensée décanter comme un bon vin de bleuets. C'est dans ce flou artistique, quand on est encore un peu gelé par le sommeil, que les éclairs de génie nous pognent. C'est là que l'âme se délie la langue.
FAUX: L'expert en pelletage de nuages
Mais là, gare aux apparences, parce que y’en a une gang qui nous prennent pour des valises! Pour bien des lève-tard, la créativité, c'est juste une manière polie de dire qu'ils sont des champions du monde pour conter des peurs. Ces artistes-là ne sculptent pas de statues, ils sculptent du vent! Ils te sortiraient une excuse tellement tirée par les cheveux que tu pourrais t'en servir pour attacher ton trailer. Ils n'ont pas le cerveau en ébullition, ils ont juste la langue bien pendue pour nous faire avaler des couleuvres. Bref, c’est pas des poètes, c’est des virtuoses de la dérive qui essaient de nous passer un sapin.



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