Traité de la verticalité boréale : L’envol comme acte de foi
L’existence humaine, c’est un méchant paradoxe de pesanteur. On est une drôle de gang: on a les bottes enfoncées dans la sloche de janvier, mais le front vissé vers l’infini. En 2026, décoller, c’est plus juste une question de technologie; c’est un besoin de l’âme, un refus catégorique de laisser son cœur stagner dans la mélasse de la routine.
S’envoler, c’est d’abord apprendre à domper le superflu. Comme dirait la baronne Môman, on monte pas au ciel avec des souvenirs de comptables dans ses valises. Pour atteindre le bleu, ça prend une faim de vide, une écoeurantite aiguë de la banalité.
L’existence humaine, c’est un méchant paradoxe de pesanteur. On est une drôle de gang: on a les bottes enfoncées dans la sloche de janvier, mais le front vissé vers l’infini. En 2026, décoller, c’est plus juste une question de technologie; c’est un besoin de l’âme, un refus catégorique de laisser son cœur stagner dans la mélasse de la routine.
S’envoler, c’est d’abord apprendre à domper le superflu. Comme dirait la baronne Môman, on monte pas au ciel avec des souvenirs de comptables dans ses valises. Pour atteindre le bleu, ça prend une faim de vide, une écoeurantite aiguë de la banalité.
L'art de décoller
Le décollage, c’est comme une bouteille de mousseux qui saute: une effervescence brute, une décharge de gaz nobles qui nous propulse loin des mononcles de la raison. Mais faut faire attention à l’ivresse: celui qui méprise trop le plancher des vaches finit par devenir un satellite inutile, à tourner en rond dans un froid de loup médiatique.
La parabole de l’outarde électrique
Pourtant, la sagesse du territoire, cette voix qui siffle à travers les bouleaux, nous ramène direct au gros bon sens. S’envoyer en l’air juste en se fiant à sa facture d’Hydro ou à un nuage virtuel, c’est une patente de citadin pressé.
Dans le bois des Laurentides, on le sait ben que l’oiseau qui veut traverser le continent se fie pas juste à la force de ses plumes: il checke l’intelligence du vent. Décoller, c’est accepter qu’on est à la fois la rafale et l’aile, le souffle et la matière. C’est comprendre que s’enfarger et tomber, c’est juste une virgule nécessaire dans un voyage qui veut pas finir.
- 1. L’ascension par le prix du beurre
Ma feue mère dirait: «Écoute, ma grande, si tu veux planer sur le prix du beurre, fais attention de pas finir comme une toast frette: toute raide pis déçue. Chez nous, on disait que celui qui grimpe sur le dos d'une hausse de prix finit toujours par redescendre avec un méchant tournis dans le portefeuille. Vaut mieux voler sur ses propres réserves de graisse, c'est plus économique pis ça tient chaud l'hiver.»
- 2. Le nuage numérique (Le Cloud)
La sagesse du pater s’il avait vécu plus longtemps: «C’est ben beau, ton nuage, mais t'as déjà vu un oiseau faire son nid dans du Wi-Fi? À force de vivre dans l'immatériel, on finit par oublier que pour décoller, faut avoir un bon appui sur la terre ferme. Si la connexion lâche, ton envol va avoir l'air d'une méchante débarque dans un escalier de glace. Garde-toi un pied dans la shack, c'est là que ça pousse, la vie.»
- 3. La chasse-galerie moderne (Le drone de livraison)
La sagesse de feu Benny, presque centenaire: «On est loin du canot d'écorce de nos ancêtres, là! Mais le principe est le même: si tu veux que ton voyage dure, fais pas de pacte avec le diable (ou avec ton algorithme de rendement). Si tu voles trop vite pour livrer des bébelles, tu verras jamais le coucher de soleil sur le fleuve. Prends le temps de planer; la destination, c'est juste un détail dans le grand livre de la forêt.»
Le sacre de l’instabilité
Cette année, on part en voyage sur le dos de notre propre front. On va être une gang de «Chasse-Galerie» modernes, à ramer dans des canots d’écorce high-tech, en envoyant promener les démons du niaisage pour aller embrasser l’horizon. C’est un envol qui sent le sapin baumier pis l’encre de Chine, un méchant mélange de sacres de bûcheron pis d’alexandrins su’l sens.
Plan de match pour 2026
- Lâche le lest: Sacre-moi tes vieilles rancunes aux vidanges. On monte pas au ciel avec un sac de briques sur les épaules; ça va juste finir par te scier les bras.
- Ajuste tes ailerons: Sois assez fier/fière pour viser la lune, mais assez humble pour rire de ta tite face quand tu vas te planter solide dans un banc de neige.
- Garde le cap: On s'en balance de savoir si tu vas réussir ou pas; l'important, c'est d'avoir eu le culot de décoller sans demander la permission à personne.
Le mot de la fin pour le pilote
Décoller en 2026, c'est décider que notre poids en regrets fera jamais le poids face à notre soif de lumière. C’est s’élever au-dessus de la mêlée, pas parce qu’on se prend pour d'autres, mais par pur amour du spectacle. Parce que vue d’en haut, même la banlieue la plus plate pis la plus grise ressemble à une constellation de possibles.
Considérations finales
Lâchez les amarres. Soyez assez fendants pour viser rien de moins que le soleil, pis assez sages pour savoir que si vous finissez par prendre une plonge dans le fleuve, vous allez toujours être capables de nager jusqu’au quai le plus proche.
Le code du passager céleste
- Article1: Tout individu pogné à parler de budget ou de calendrier en plein vol va se faire parachuter sans préavis dans une réunion marketing plate à mourir.
- Article 2: L'usage du sacre est permis quand ça brasse dans les turbulences, mais faut que ça soit dit avec la grâce d'un poète qui connaît ses classiques.
- Article 3: C'est strictement défendu de regarder en arrière, sauf pour checker si les grincheux sont devenus assez minuscules pour que tu puisses les cacher sous ton pouce.
Conclusion du Décollage
Vous me demandez sur quoi prendre votre envol? Sur votre propre front, parbleu! Sur ce mélange instable de fureur pis de tendresse qui fait de nous des créatures capables de rêver même quand on a de la sloche jusque par-dessus les bottines.
Votre mission, si vous l'acceptez
Soyez pas un avion de ligne qui suit la ligne pointillée; soyez une étincelle. Demandez pas la permission à la tour de contrôle: la tour est vide pis le contrôleur est allé se chercher un Tim.




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