L’hebdo du vendredi : Ceux qui restent
À Mélanie, Julie, Sylvie, Sylvie la cousine, Glo, Ari, Cath, Clau et Alex - Pour vous aussi, les bonheureux*ses, pour avoir été là dans mes moments les plussss pires, pis pour tous mes meilleurs moments itou. Pour les chutes, les victoires, les niaiseries, les grandes joies.
La vie est meilleure avec vous dedans. Merci d’y être.
La vie est meilleure avec vous dedans. Merci d’y être.
Entretenir des amitiés, c’est pas une affaire de cartes de fête pis de grandes phrases Pinterest. C’est du travail tranquille. Du présent. Du « j’suis là » même quand t’as pas l’énergie d’être brillant.
Une vraie amitié, ça te regarde pas comme un projet à réparer. Ça te prend comme t’es : mêlé, fatigué, mal peigné, un peu trop sensible pour ce monde pressé. Pis ça dit pas : « change ». Ça dit : « assis-toé, respire, j’te fais du thé ».
Le bonheur, y est là. Dans ce moment-là. Pas dans la performance.
Entretenir un lien, c’est accepter que des fois, on se texte pas pendant trois semaines. Pas parce qu’on s’aime pu. Parce qu’on vit. Parce qu’on rame. Parce qu’on essaie de pas couler. Pis quand on se reparle, c’est encore là. Solide. Comme un vieux banc de parc qui craque mais qui tient.
Une amitié, c’est aussi pouvoir être laid sans perdre ta valeur. Pouvoir dire : « aujourd’hui, j’suis pas fort ». Pis pas te faire répondre : « pense positif ». Non. On te répond : « ouin… viens, on va marcher un peu ». Version sino-québécoise du soutien moral : pas trop de mots, mais du riz chaud pis une présence ferme.
Avec les années, les amis deviennent des témoins. Ils ont vu tes phases bizarres, tes amours douteux, tes illusions, tes réveils raides. Pis ils sont encore là. Ça, c’est pas rien. C’est une forme de loyauté silencieuse. Pas héroïque. Humaine.
Entretenir des amitiés, c’est refuser de devenir dur. C’est choisir, encore et encore, de rester poreux. De laisser entrer l’autre dans ton chaos sans fermer la porte.
C’est pas glamour. C’est pas Instagrammable. Mais c’est ce qui te garde vivant quand tout le reste devient trop sec.
Pis ça, mon ami*e, c’est un bonheur solide. Un bonheur qui fait pas de bruit. Mais qui te tient debout.



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